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Commentaire de: Jacqueline Chevallier [Visiteur]
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Ils sont l’un et l’autre dans la douleur.
Que connait-on d’autrui ? Que sait-on ?
Qui ment ? Et pourquoi ? Qui est sincère ? Et quand ?
Comment peut-on savoir ? Comment peut-on juger ?
Ils ont chacun leur vérité. Lui a très chèrement payé ce qui, à ses yeux, n’était pas un crime. Elle est restée sur l’impression d’avoir été abusée et abandonnée, ensuite elle a souffert de subir l’opprobre sociale.
Qui sait, quand eux-mêmes ne savent pas ce qui leur est arrivé ?
Et si ce qui était véritablement une attirance réciproque, une fascination l’un pour l’autre, un désir partagé, une histoire d’amour en somme, c’est comme ça qu’on dit, et si cette histoire scandaleuse n’était rien d’autre qu’une véritable et belle histoire d’amour comme on pourrait en rêver tous ! Si c’était un malheureux concours de circonstances qui avait détruit ce bonheur-là ! Si c’étaient les préjugés, les convenances, la “société” qui s’étaient ensuite acharnés sur deux innocents ! Et si …
Qui peut dire ?

“À Malypense un jour / Si revient mon amour / Je lui dirai tout bas / Rappelle-toi
Rappelle-toi le temps / Le temps de nos quinze ans / Nous devions nous cacher / Pour nous aimer.
À Malypense / L’amour on le montre du doigt / Ils n’sont pas mariés devant la loi
À Malypense j’ai eu peur d’aimer au grand jour / La moindre rumeur / Torturait mon cœur
Chassant le bonheur / Mon amour …”
C’est Lény Escudéro qui chantait ça… J’étais adolescente…
Et puis il y avait “Les dimanches de Ville d’Avray” et plus tard “Mourir d’aimer". On connaît la fin tragique de Gabrielle Russier.
Il ne fait jamais bon être en dehors des normes sociales.

Qu’y a-t-il derrière les apparences ? Que connait-on de l’intimité des êtres ? Seuls les romanciers et les poètes, seuls les créateurs peuvent en approcher toute la complexité et nous rappeler que chaque être est singulier, que toute journée est particulière.

J’ai trouvé ce spectacle magnifique : la mise en scène est sans artifice, d’une extrême sobriété ; la pièce repose sur la sensibilité et l’engagement des comédiens qui font vivre les deux personnages dans toute leur ambigüité.

31.05.15 @ 17:08 Répondre à ce commentaire


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