Commentaires:

Commentaire de: Françoise [Visiteur]

Excellente critique qui éclaire certains aspects, restés pour moi obscurs, de cette pièce.

Effectivement, si nous côtoyons quotidiennement ceux qui sont au fond du puits sans rien faire d’autre que discutailler, leur jeter du pain – ou des pierres – nous pourrions bien subir un jour le même sort. Que nous soyons de ceux qui gémissent ou se taisent, il n’y aura personne pour nous sortir de là.
Les costumes marron ont remplacé les costumes noirs. Mais pourtant, cette fois, on est vraiment au fond du trou.

26.05.18 @ 12:45
Commentaire de: Jacques Bona [Visiteur]
5 stars

A la fin de la pièce, sans doute en conclusion de leurs vains questionnements, les deux personnages observent que quelque chose tombe du ciel : c’est de la mie de pain, une pluie de mie de pain. Cet envoi céleste ne rappelle-t-il pas la manne providentielle envoyée par Jéhovah aux Hébreux affamés dans la traversée du désert Sinaï ? Et ce désert n’a-t-il pas un rapport avec le grand creux que dessine l’impuissance des deux hommes qui parlent près du puits ? Le puits n’est-il pas lui-même la représentation de la profondeur de leur vide spirituel ?
Matei Visniec nous dit en somme que, si les Hébreux ont été nourris par la manne, c’est que leur recherche était énergique et vitale : les Hébreux espéraient aller en Terre Promise ! Il dit, en revanche, que, si les hommes se contentent d’énumérer les obstacles physiques ou moraux susceptibles de freiner leurs élans, ils tomberont eux-mêmes au fond du puits de la désespérance où ils ne seront nourris que de miettes.
Une magnifique pièce donc, tout à fait métaphysique et pourtant remplie d’humour, que servent Thierry Charpiot et Georges d’Audignon, deux comédiens doués du talent musical d’organiser leurs discours autour de leurs silences, et Christian Besson, metteur en scène d’intelligence avec le ciel. Dans leurs poches ils ont tous trois trouvé de la brioche.

28.05.18 @ 17:49
Commentaire de: [Membre]

C’est une pièce décidément passionnante car elle fait surgir toutes sortes d’associations. Il fallait y penser : la manne ou les miettes… l’histoire des Hébreux… Quel parcours!

Ce Festival nous a donné des représentations spectaculaires. Et là pourtant nous étions à l’opposé : pas de décor, pas de musique, pas de costumes. Quelques bougies pour éclairer. Mais il y avait l’essentiel : un beau texte et des acteurs dirigés pour le servir.

29.05.18 @ 00:18
Commentaire de: charpiot thierry [Visiteur]
5 stars

Merci Marie Louise pour ton article. Merci Françoise et Jacques pour vos commentaires. Ils m’apportent une réponse que je sentais confusément sans en trouver les mots justes… Cette dimension spirituelle dont tu parles Jacques m’interpelle vraiment… Il y a largement matière à méditer puis à agir dans nos vraies vies. J’ai adoré jouer ce texte. Nous aimerions que l’aventure se poursuive et tu nous as offert un très bel angle d’attaque pour aborder l’avenir qui s’offre aux gens de coeur !!!

29.05.18 @ 00:46
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