Commentaires:

Commentaire de: Posson Camille [Visiteur]  
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Merci Marie, joli hommage à notre Claude . J’ai versé ma petite larme en repensant à toutes les belles choses que nous avons fait ensemble pendant plus de 20 ans . Je n’étais encore qu’une enfant à l’époque et j’ai tellement de jolis souvenirs dans mon coeur . Ils y resteront à jamais . Claude a fait en partie de moi ce que je suis aujourd’hui et je l’en remercie . Une si belle rencontre , pleine d’émotion , de découvertes , de passion . Il va me manquer terriblement .

11.03.14 @ 19:45 Répondre à ce commentaire
Commentaire de: Isabelle [Visiteur]
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Merci pour cet émouvant hommage à Claude.
De sa fougue à vouloir partager la beauté du Bateau Ivre ou les pièces de Musset je me souviens encore, alors que j’ai eu la chance d’avoir Claude pour prof de Français il y a plus de 30 ans. Ainsi, certains enseignants vous impressionnent à vie.
Qui d’autre que le couple Domenech aurait eu l’audace de prendre la route pour Avignon avec, sous leurs ailes, leurs propres enfants en bas âge, mais aussi ceux des autres : les acteurs en herbe de la troupe de la Lucarne que nous formions alors, mineurs entre 15 et 18 ans pour la plupart ?
Merci Claude d’avoir su nous communiquer ton amour des planches.
Le sens du partage et de l’action ensemble, tu l’avais aussi. Les amitiés qui se sont créées cet été-là sont toujours vivaces, mais bien sûr tu as fédéré d’autres groupes et avec Michèle, Isabelle et Fabrice, nous sommes nombreux à te pleurer.
Coye a perdu l’un de ses enfants et c’était un grand homme.
Isabelle.

11.03.14 @ 20:19 Répondre à ce commentaire
Commentaire de: Pierre [Visiteur]
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Mon très cher Claude,

Ton départ me laisse sans voix, avec une boule au fond de la gorge, avec des larmes dans les yeux et une peine sincère et profonde.
Je savais mon estime pour toi; je mesurais bien que grâce à toi j’ai aujourd’hui des amis formidables avec lesquels nous brûlons les planches; j’avais bien conscience du plaisir de nos rencontres, quelques fois par an, lors du festival ou quand tu venais voir la Compagnie (tu n’as jamais manqué un spectacle et tu as même fait notre régie, pour nous dépanner) …
Je savais tout cela, mais je ne me doutais pas que ta maladie d’abord puis ton départ désormais me bouleverseraient autant. Je mesure à quel point tu faisais partie de ma vie car tu étais là au moment ou les rencontres vous façonnent…
Quoi de mieux pour passer à l’âge adulte que des répétitions de ” La dame de l’aube” dans la salle du sauteur ?
Quoi de mieux quand on a 16 ans que de voir un prof suffisamment passionné pour venir chercher ses élèves chez eux pour les emmener en répétition ?
Quel plus bel exemple de constance et de ténacité que l’histoire de La Lucarne ?

Pour tout cela Claude, je te dis merci du fond du coeur et j’espère bien que nous nous reverrons un jour pour monter ensemble un spectacle susceptible d’égayer un peu les Cieux. En attendant, prends un peu de repos.
Très amicalement et très respectueusement. Pierre.

11.03.14 @ 22:27 Répondre à ce commentaire
Commentaire de: Jacqueline Chevallier [Membre]

Dans la carte de menu que Rémy nous a proposée samedi, il y avait aussi un poème de Henry Michaux qu’il n’a pas eu l’occasion de dire. J’aurais envie de le garder jalousement pour moi car il est associé à l’agonie de mon père (une intuition incroyable me l’a fait découvrir à ce moment-là, et je l’ai trouvé tellement beau et si terriblement juste.)
Il était écrit pour lui, pour nous…
Mais les poèmes appartiennent à tout le monde. Je vous le livre :

Rends-toi, mon coeur
Nous avons assez lutté.
Et que ma vie s’arrête.
On n’a pas été des lâches,
On a fait ce qu’on a pu.

Oh ! mon âme,
Tu pars ou tu restes,
Il faut te décider.

Ne me tâte pas ainsi les organes,
Tantôt avec attention, tantôt avec égarement,
Tu pars ou tu restes,
Il faut te décider.

Moi, je n’en peux plus.

Seigneurs de la Mort
Je ne vous ai ni blasphémés ni applaudis.
Ayez pitié de moi, voyageur déjà de tant de voyages sans valises,
Sans maître non plus, sans richesse et la gloire s’en fut ailleurs,
Vous êtes puissants assurément et drôles par-dessus tout,
Ayez pitié de cet homme affolé qui avant de franchir la barrière vous crie déjà son nom,
Prenez-le au vol,
Qu’il se fasse, s’il se peut, à vos tempéraments et à vos moeurs,
Et s’il vous plaît de l’aider, aidez-le, je vous prie.

Henri Michaux - Nausée ou c’est la mort qui vient in Ecuador (1929)

12.03.14 @ 18:40 Répondre à ce commentaire
Commentaire de: Rémy [Visiteur]
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Comment ne pas être ému devant une telle disparition.
J’étais sur scène samedi, sur cette scène où enfant il n’y a pas si longtemps je faisais mes premiers pas, à l’école de la Lucarne.
Cette scène qui n’a cessé de me porter dans mes joies et mes peines, dans mes doutes aussi.
Ce qu’il y a de plus magique et de plus terrible au théâtre, c’est la rencontre de l’autre son semblable.
Et Claude, je ne l’ai jamais rencontré. Nos chemins s’étaient séparés avant que d’avoir pu se croiser.
Pourtant, je n’ignore pas tout ce que je lui dois, tout ce que le village et la région lui doivent.
Qu’hommage lui soit rendu, pour son courage, pour sa foi dure et inébranlable dans les textes, dans le théâtre et dans les hommes.
Mes pensées lui sont associées.

13.03.14 @ 00:25 Répondre à ce commentaire
Commentaire de: Deshayes Francois [Visiteur]

C’est avec grande tristesse que les coyens ont appris la disparition prématurée de Claude Domenech. Cette disparition nous a tous touché. Homme de théâtre et de conviction, Claude était un homme engagé dans tous les sens du terme… un homme qui inspire le plus grand respect. Nous pensons à son épouse et à ses enfants. Merci à lui pour tout ce qu’il a donné à notre communauté.
Francois Deshayes

13.03.14 @ 22:13 Répondre à ce commentaire
Commentaire de: Jean-François Gabillet [Visiteur]  
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Que puis-je ajouter à ces éloges? Homme de convictions, passionné et passionnant tu m’as attiré dans ton monde du théâtre et fait entrer par la petite porte, l’organisation du Festival. J’ai découvert à tes côtés un monde si captivant que j’y suis resté.
Avec toi, la culture a élu domicile à Coye. Nous veillerons, en ton nom, à ce qu’elle continue à y vivre en parfaite harmonie.

14.03.14 @ 17:52 Répondre à ce commentaire
Commentaire de: [Membre]
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J’ai dans la tête des souvenirs d’enfant,
Sous l’impulsion de Claude et quelques passionnés sans moyens, le ciné club et la lucarne toute une époque?
Première virée en famille (8 personnes enfants compris bien sûr) au Ciné Club, j’avais dans les 12 ans (50 aujourd’hui) je pense à l’affiche “Les Amours d’une blonde” t’imagine, pas de censure car sortie familiale pour remplir la salle du sauteur à 10%, un vrai régal pour un jeune ado !

Gamin, je me souviens du grand plaisir que ma mère avait de jouer à la lucarne, puis ses petits enfants.

Merci Claude

08.04.14 @ 08:13 Répondre à ce commentaire


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