Posted by Philippe Bouvier on 31 Mai 2010 in A l'affiche, Festival théâtral
Des meutes de chiens égorgées dans le brouillard, des cloches que l’on bâillonne, une étrange contrée de silence et de terreur. Escurial est ce palais lugubre, où les murs ont des yeux, où les salles de fête cachent des trappes et des instruments de torture.
Dans un décor d’une qualité rarement vue à Coye la forêt, le spectateur est bientôt happé par ces langues de brume froide, qui traversent les hautes fenêtres et les croisées d’ogives, cependant que vaguent dans l’ombre d’incertains capuchons. La morbide poésie du texte s’insinue comme une moisissure, entêtante comme une mélopée de cimetière.
Dans un décor d’une qualité rarement vue à Coye la forêt, le spectateur est bientôt happé par ces langues de brume froide, qui traversent les hautes fenêtres et les croisées d’ogives, cependant que vaguent dans l’ombre d’incertains capuchons. La morbide poésie du texte s’insinue comme une moisissure, entêtante comme une mélopée de cimetière.




Cernée par des portes blanches qu’Alice devra passer pour son voyage extraordinaire, une grande table en centre de scène se prête à toutes les métamorphoses. Une trappe permet aux animaux – Loir, Rabbit, Lézard, Ver à soie – d’apparaître et de disparaître à volonté. Des voiles bleus ou rouges s’y déploient, c’est la mer sur laquelle vogue la baignoire-bateau, c’est le drapé nécessaire à la solennité
du tribunal qui juge Alice. Mais la table roule, elle se renverse, on s’y juche, on en saute, on court autour, elle devient poteau d’exécution pour la petite fille qu’emprisonnent des fils rouges tendus de jardin à cour…










