Commentaires:

Commentaire de: Marie Louise [Membre]

La génération très antérieure a apprécié! Certes, en sortant je me suis dit : “Il ne reste qu’à acheter la corde pour se pendre!” Car le sujet de la pièce est assez glaçant. On est dans le vide. Et puis, la construction de la pièce est déroutante et refuse le fil conducteur rassurant. Je me suis perdue parfois, j’ai lâché le fil.
Mais la mise en scène et les comédiens sont vraiment toniques et captivants. Un mouvement incessant,des mimiques, des couleurs, des gestes surlignés, des voix claires, fortes,un jeu assuré. Tout pour dire à l’auteur japonais si pessimiste que non, les jeunes ne sont pas vides. Ils sont là devant nous juste pour contredire l’auteur qu’ils interprètent. Bravo!

21.05.15 @ 15:06 Répondre à ce commentaire
Commentaire de: Jacqueline Chevallier [Visiteur]

Je ne vois pas comment on pouvait perdre le fil, vu que de fil il n’y avait pas, on tournait en rond, à ressasser la même histoire, extrêmement ténue et à peu près sans intérêt.

Cette notion de génération me semble très contestable, elle procède d’un jugement réducteur (pour ne pas dire “raciste"), on dit “les jeunes", comme on dit “les femmes", “les étrangers"… on généralise à partir d’un cas particulier et on prétend dresser le portrait de toute une catégorie de gens en niant leur individualité.

Car en nous présentant des personnes interchangeables, on les vide de toute singularité, de toute humanité ; on ne cherche pas ce qui fait qu’on pourrait s’intéresser à eux et éprouver de l’intérieur un peu de compréhension et de sympathie. Ils deviennent des figures vides et donc des caricatures. Dès lors, on est là comme au zoo, à regarder sans comprendre.
Qu’il y ait parmi les jeunes adultes dans notre société “occidentale” (terme étonnant s’agissant du Japon, mais enfin la Terre étant ronde on est toujours à l’ouest de quelqu’un, et là-bas comme ici, aujourd’hui comme hier, il y a des gars barrés, complètement “à l’ouest"), qu’il y ait des gens chez qui la dépression prend cette forme de nos jours, on ne peut le nier. Mais le spectacle ne permettait de les comprendre ni de l’intérieur, ni de l’extérieur : qu’est-ce qui fait qu’on en arrive là, comment s’explique ce phénomène, quel est le processus qui conduit à une telle déréliction ? Pourquoi ? comment ?
Le spectacle nous montre (complaisamment) des comportements étranges (stéréotypés, hystériques…), mais ne permet pas de diminuer cette distance entre “eux” que l’on regarde comme des bêtes curieuses et “nous” (public, jeune ou vieux, étranger à ce monde définitivement hermétique, qu’il nous arrive pourtant de côtoyer, mais en restant dehors).

“Cinq jours en mars” est une pièce sans amour. Les personnages n’en éprouvent pas, on l’aura compris, mais l’auteur non plus (ou le metteur en scène ?, ne connaissant pas l’œuvre originale, il est difficile de dire où ça se situe). Et moi, spectateur, pas plus. À aucun moment je n’ai vibré à ce spectacle affligeant.

23.05.15 @ 10:29 Répondre à ce commentaire


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