Comédie métaphysique et mise en scène d’Alexis Vésigot-Wahl
Compagnie Ucorne
Ce soir, j’ai vu une farce anti-cléricale, enlevée, gouailleuse, calembourdeuse et grinçante. La salle a ri, énervée, généreuse. J’ai souri.
Il faisait beau, pour une fois, et presque chaud. Les amis du festival se réunissaient dans le tintamarre syncopé des djembés. Au milieu du gué du voyage théâtral du Festival de Coye, mon enthousiasme intérieur était chauffé au rouge et j’étais prêt, ce soir-là, pour le grandiose. Je n’ai eu d’abord que du ridicule, intempestif et irrévérencieux. Mais oui ! Les ficelles étaient grosses, épaisses, rugueuses, tressées serrées comme des cordage de bateau. Les comédiens se faisaient marionnettes empesées, silhouettes affables et agitées, prises dans le filet du scénario, attrapés par la forme de la fable et les nécessités du style boulevardier. La charge sonnait la charge ! Les jeux de mots et les calembours s’amoncelaient le long des phrases avec une gourmandise allant jusqu’à la gloutonnerie. L’auteur avait décidé de ne se priver d’aucun, tricotant les blagues carambar avec les mots de l’Almanach Vermot, sur la trame d’un dialogue à la Audiard. Les ficelles étaient lourdes et les comédiens avaient décidé de s’en servir avec une râpeuse incivilité. Elles étaient faciles à grimper, avec des nœuds. Le public riait autour de moi. Tant mieux !



















Il faut rappeler, explique Alain Mariage, que depuis longtemps l’objectif de la municipalité est de développer le commerce dans le centre sous la forme d’une supérette, suite notamment à la fermeture de la pâtisserie puis du magasin de fruits et légumes. A ce sujet on peut se reporter au 



