Opération silex 333

Par le Théâtre de la Lucarne
Mise en scène : Claude Domenech et Lucy Samsoën
Dis moi, de quoi tu connais Coye ? Tu croyais tout connaître de quoi ? Prétentieux, de quoi, tu ne connais que Coye, enfin, que ce qu’il voulait bien te montrer jusqu’à ce que la mer paisiblement se retire et le 30ème festival se déchaîne !

Pour ouvrir ce 30ème festival théâtral, c’est de la dynamite que l’on a mis sur scène (pardon, du poudingue mais qui n’a pas pris … un seul silex de plus !), avec un crescendo où l’écriture va en se débridant dans un ébouriffant bouquet de répliques et se termine par ce feu d’artifice théâtral, qui sans avoir l’air d’y toucher, est une généalogie du théâtre tant d’auteurs que d’acteurs sur scènes.

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8 commentaires
Commentaire de: Maurice Delaigue Visiteur
Commentaire de: Duclérobscurt Visiteur
Par des amis spectateurs assidus (on se demande bien pourquoi) du Festival Théâtral qu’on nous inflige annuellement chaque année sans qu’on l’ait demandé, j’ai appris que dans la première pièce représentée il avait été fait allusion à une liaison que j’aurais entretenue avec un obscur plombier de Coye-la-forêt. Je dément formellement ce stupide ragot et demande instamment aux auteurs du charabia incriminé, sous peine de poursuites, qu’ils veuillent bien modifier mon nom à l’occasion de toute reprise ou édition éventuelle de ce honteux spectacle titré Opération Silex 333: j’aimerais qu’ils l’orthographissent dorénavant avec un d final au lieu du t. Ceci afin d’éviter toute ressemblance malheureuse et dommageable pour ma vie privée. Je ne leur dis pas merci!
Louise Duclérobscurt
Commentaire de: Jacques Bona Visiteur
Réponse à Madame Duclérobscurt
Madame,
Malgré les infinies précautions prises par les auteurs d’Opération Silex 333 pour ne pas donner à leurs personnages fictifs le patronyme de personnes existantes, il s’avère malheureusement que, par un hasard extraordinaire, votre nom —que les auteurs croyaient avoir inventé— a été retenu pour désigner une protagoniste qui, à l’instar de la célèbre Arlésienne, n’intervenait pas sur scène dans le spectacle mais était plusieurs fois évoquée lors de situations dramatiques d’ordre sentimental. Croyez, Madame, que j’en suis personnellement désolé : je vous prie de bien vouloir accepter mes excuses les plus sincères pour ce désagrément en effet très déplaisant. Cependant, à notre décharge, je me permets de vous assurer que mon ami et co-auteur Claude Domenech, épaulé par toute sa famille, avait pris soin plusieurs nuits durant d’éplucher les annuaires (pages jaunes et pages blanches) de l’Oise et du Val d’Oise à la lumière d’une bougie —ils n’ont pas encore l’électricité— sans trouver le moindre nom de Duclérobscurt : hélas ! Nous n’avions pas pensé que vous pouviez être inscrite sur la liste rouge, d’où notre regrettable initiative. Obéissant à votre volonté et même l’amplifiant afin de vous plaire, nous avons par conséquent décidé d’appeler dorénavant notre héroïne virtuelle du nom de « Duclérobscurwz » peu susceptible de se trouver déjà employé.
J’ai d’autre part été sensible à la première partie de votre commentaire car je pense aussi que le Festival Théâtral s’impose à tous avec une rare violence pendant au moins quinze jours de l’année sans que personne (sauf vous) n’y trouve quoi que ce soit à redire (même si tout le monde sait bien qu’une partie de l’argent public y est dévoré). C’est scandaleux : je suis donc allé y voir de près et j’ai eu la surprise de me rendre compte que certaines pièces de théâtre avec leurs comédiens me paraissaient plus authentiques et plus profondes que la réalité elle-même. En sortant dans la rue, les gens me semblaient « en représentation », interprètes d’une sorte de « rôle ». Il faudra que j’examine de plus près cette énigme. Parfois aussi, j’ai bien ri sans arrière-pensées, d’autres fois, je me suis un peu ennuyé. Dans tous les cas j’ai trouvé cette expérience plutôt « questionnante » : je vous engage donc vivement à la partager et surtout à continuer à donner votre avis sans renoncer à une faute d’orthographe par-ci par-là, une tautologie ou un accord douteux du subjonctif : le propos n’en sera que plus humain, sincère et très apprécié par la communauté des lecteurs de ce blogue indispensable.
Commentaire de: Germaine Nivoiguère Visiteur
Chère Louise Declérobscurt,
Le fameux plombier, - je tairai son nom pour ne pas le mettre aujourd’hui dans l’embarras, il est maintenant tout à fait rangé et respectable grand-père - chacun savait à Coye qu’il aimait gratifier les dames de compliments bien tournés. Vous n’étiez pas la seule à soupirer pour lui, et l’on se demandait toutes quelle serait l’heureuse élue. Manifestement ce ne fut pas vous et je comprends que vous le regrettiez. C’était un fort bel homme.
Commentaire de: Eberhart Duclérobscurt Visiteur
A l’intention de Germaine Nivoirien et autres nostalgiques
A toutes fins utiles, j’informe ici que je vis séparé de mon épouse Louise depuis un certain nombre d’années et que je ne réponds plus de ses opinions ni a fortiori de ses affinités avec certains représentants des corps de métiers qui abusent de leur accès facile aux domiciles des particuliers. Notre couple a donc glissé vers une rupture lente mais inexorable ; je vis maintenant heureux avec un ami dans la sérénité du désert lybien.
Pour la petite histoire, le nom de Duclérobscurt vient de la francisation du nom de mon grand père autrichien, le célèbre amiral Kurt Von Klerops qui, au début de la première guerre mondiale, a écrasé la marine suisse à la bataille de Bregenz (lac de Constance). Mon père Kurt 2 ayant du fuir son pays natal au moment de l’Anschluss se trouva regardé avec méfiance par son pays d’adoption : il a donc voulu faire changer son nom pour celui de Duclérops qui sonnait plus français tout en lui rappelant un passé glorieux. L’étourderie d’un secrétaire communal a malheureusement modifié l’intention initiale : il s’est donc retrouvé sous le nom de Kürt Duclérobscurt, ce qui, je vous le concède, prêtait à sourire et lui a gâché le restant de ses jours.
Commentaire de: G.Nivoiguère Visiteur
Eberhart,
Votre généalogie est passionnante. Ce Von Klerops avait un certain panache. Mais je suis un peu sceptique quant à la sérénité du désert lybien! A moins que vous n’ayez trouvé une oasis à l’écart des turbulences et spécialement bien équipée pour l’accueil des séniors.
Commentaire de: Malet Isaac Visiteur
A Ginette Nivoiguère
Monsieur,
Vous avez bien raison de flairer le canular à propos du soi-disant Eberhart. En effet, tout le monde sait bien que la flotte suisse a été coulée dans le lac de Thun et non, comme il l’écrit, dans le lac de Constance ! A bon entendeur…
Un historien coyen qui vous veut du bien
Commentaire de: Germaine Nivoiguère Visiteur
Ah! Le Malet Isaac! nostalgie quand tu nous tiens. Je me demande si j’en ai gardé quelques exemplaires et je vois avec plaisir que vous en avez été un lecteur assidu. Je ne suis pas si courageuse et je n’ai pas voulu chercher noise à notre bon Eberhart dans son désert. L’accuser de canular, vous y allez un peu fort! On peut bien lui imputer avec courtoisie une défaillance de la mémoire, ce n’est pas bien grave.
J’ai surtout retenu l’énorme travail qui a dû être effectué pour mettre au point ce spectacle sortant de l’ordinaire: mise en scène faite de liaisons rapides et d’originalité, décors et costumes adaptés, entrain et vivacité des acteurs créant une joyeuse ambiance.
On peut regretter la longueur du spectacle, surtout dans sa première partie. L’histoire du BCBG m’a laissé plutôt froid. Cela dit, il est toujours facile de critiquer. Les auteurs ont montré beaucoup d’audace. On ne peut que s’en réjouir.