VOLPONE
de BEN JONSON
Par Fox Compagnie
Mise en scène de Alfred le Renard et Céline Sorin
Un éloge du théâtre.
Nous avons été étonnés, nous avons ri, et beaucoup applaudi cette mise en scène surprenante et parfaitement cohérente du chef d’œuvre de Ben Jonson.
Nous avons été étonnés, nous avons ri, et beaucoup applaudi cette mise en scène surprenante et parfaitement cohérente du chef d’œuvre de Ben Jonson.
Masques : Des personnages issus de l’imagination, mi-hommes mi-bêtes, grotesques de notre époque, rendent impossible une identification et guident le spectateur vers une autre lecture. Ces êtres ne sont pas arrivés à la conscience. Ils sont des marionnettes aux gestes stylisés façon cinéma muet expressionniste :
Venise : cette cité marchande loin de Londres est le lieu de la farce ; Venise-Babylone, cité de perdition et d’enfants perdus, lieu de toutes les débauches et de justice approximative, est uniquement régie par l’argent. Elle est l’ombre dans laquelle disparaissent les personnages. La musique puissante, anachronique, en suggère la violence. Fuites, complots, vils arrangements, règlement de comptes. Il est vrai que Venise est une république…mais elle ressemble tant à la capitale anglaise… du temps de Jacques 1er, bien sûr.

Lien vers la galerie photos : VOLPONE De Ben Jonson

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3 commentaires
Commentaire de: Marie Louise Membre
Commentaire de: Manceron Olivier Visiteur
Nous avons pu renouveler et alimenter le mode de réalisation et d’interprétation d’une pièce qui laisse quand même le souvenir ému de Louis Jouvet et d’Harry Baur. Mais c’était du vrai bon théâtre!
Commentaire de: Lorna Morin Visiteur
Quel régal!
J’en parlai, accablée, à un des spectateurs qui s’attardait dans le hall. Superbe avec son panama blanc. C’était le metteur en scène. Quel univers noir, lui dis-je. Mais c’est le monde dans lequel ns vivons, répondit-il. Et de citer les jeunes enfants au travail, les pays condamnés à la faim, les puissants qui accumulent… Bien sûr, ai-je reconnu.
Je reconnus aussi que le spectacle était une réussite, que ses comédiens étaient parfaits, que tous leurs déplacements étant réglés au cordeau, Le cube gris-acier dont parle Catherine tournait bien huilé, comme tourne le monde, emportant accrochés aux murs les hommes assoiffés, essoufflés, qui courent, qui courent.. jusqu’à leur mort.
Ce n’est pas gai, ce que je raconte… Pourtant quelles belles couleurs dans ce spectacle, quels costumes!