Supermarché - Médecins
4ème JOUR : Il paraît qu’aujourd’hui commence le printemps. C’est vrai, quelque chose dans l’air a changé, mais pas vraiment au niveau de la météo. Le temps aura été plutôt maussade une grande partie de la journée.
« 1ère sortie »
Il y a quelque chose qui n’est pas normal. Est-ce parce que j’ai vu à la télévision des images de villes aux rues désertées que je ne m’étonne pas de trouver les routes si peu fréquentées en allant faire des courses ? C’est ma première sortie depuis dimanche, c’est-à-dire depuis avant le début du confinement, car il faut que j’aille au ravitaillement. Ce à quoi je ne m’attendais pas, peut-être parce que je n’y avais pas réfléchi, c’était à trouver une file de gens qui patientent chacun derrière son chariot devant l’unique porte ouverte du supermarché, que l’on n’est autorisé à franchir que par petits groupes, quand d’autres clients sont sortis. Une fois à l’intérieur, des rayons sont vides… Mais ce qui me marque le plus, c’est l’atmosphère tendue. Pas de sourires, hormis celui de la caissière, des visages fermés, des clients disciplinés et assez pressés. Oui, vraiment, on sent que quelque chose n’est pas normal.










Le prix de l’immobilier à Coye-la-Forêt est relativement cher. Le prix à l’achat est d’environ 3 000 €/m², à la location, il est d’environ 13,5 €/m². Pour un logement de 75 m², le prix à l’achat est de 225 000 €, le prix à la location est d’environ 1 000 €/mois. Ces prix interdisent à de nombreux ménages de pouvoir s’installer et vivre dans notre village : familles modestes, retraités, personnes en situation de handicap mais aussi nos enfants qui, le moment venu, veulent y rester tout en devenant indépendants. En effet, Coye ne compte actuellement que 13 % de logements sociaux. Pour assurer la mixité sociale et le renouvellement des habitants, il est donc indispensable d’envisager de nouvelles résidences. L’enjeu d’un bien vivre ensemble passe par l’émergence de solutions d’habitat qui tiennent compte des personnes fragilisées, en leur donnant toute leur place.












