Commentaires:

Commentaire de: nathalie [Visiteur]

En vous installant à Coye-la-Forêt, vous rêviez d’habiter sur un parking de centre commercial ? Pas de problème la Mairie s’en occupe…

11.07.16 @ 20:29 Répondre à ce commentaire
Commentaire de: Jacqueline Chevallier [Visiteur]

Une porte se referme qu’on nous avait dit entrouverte.
Au cours du conseil municipal du 29 janvier 2016 (voir compte rendu du 11 février 2016), était évoquée la commande d’un nouveau scénario à la société d’étude afin d’examiner l’hypothèse du maintien de l’école du Centre. Yves Dulmet, adjoint au maire chargé de l’urbanisme, est même venu expliquer aux membres du conseil d’administration de La Sylve (association coyenne soucieuse de notre environnement) qu’avant de prendre une décision, on attendrait de voir comment les choses évoluent avec l’implantation de la supérette, on verrait si les habitants modifient leurs modes de consommation, on s’assurerait que de nouveaux commerces ont une réelle chance de pouvoir prospérer durablement au centre ville ; il faut prendre le temps d’observer avant de conclure et de décider une opération lourde de type irréversible. Rien ne se fera, a-t-il dit, avant les prochaines élections et c’est à la prochaine équipe municipale qu’il appartiendra de trancher. Voilà qui semblait être la sagesse même.

En fait le scénario en question n’a jamais été présenté, n’a jamais été discuté. Et on voit bien depuis le début que derrière le leitmotiv « rien n’est décidé », demeure toujours la même obsession : il faut fermer l’école du Centre. Que va-t-on y mettre à la place ? On ne sait pas, quelque chose, n’importe quoi. En octobre la solution miracle, c’était une auberge, oui mais pas n’importe laquelle, une auberge “de qualité” ; et puis quand même, en y regardant d’un peu plus près, ça n’a pas semblé très réaliste. Exit l’idée lumineuse de l’auberge. En juin on nous propose la création de six commerces, rien moins, en plus de la supérette et de l’épicerie fine au 48 Grande rue (de ce que devient l’épicerie actuelle, plus personne ne dit rien). C’est tout aussi irréaliste que l’auberge, quand depuis plus de vingt ans, de façon régulière, continue et inexorable les commerces, quelle que soit leur nature, ferment les uns après les autres ; ça ne repose sur aucune étude sociologique sérieuse, ça coûte cher aux finances communales, mais ça ne fait rien, il faut fermer l’école du Centre ; il ne faut pas prendre le temps d’observer si les greffes de la supérette et de l’épicerie prennent bien, il ne faut pas attendre de voir si les vœux pieux ont le moindre ancrage dans la réalité, non, non, il y a urgence à fermer l’école du Centre.

Pourquoi cet acharnement ? Pourrait-on nous expliquer en quoi la vie des Coyens va se trouver améliorée par l’implantation de huit nouvelles boutiques en centre ville, en quoi cela pourra augmenter notre bien-être ou contribuer à notre bonheur. Cela va bien plutôt finir de tuer le marché et mettre sévèrement en difficulté les rares commerces existants qui sont arrivés à survivre. À ceux qui s’en inquiètent, il est répondu que la supérette devra être pensée en complémentarité avec les petits commerces, et non en concurrence. « Pensée », rêvée, peut-être. En pensée tout est possible. Mais en réalité ? Le gérant de la supérette fera bien ce qu’il veut ! Qui pourra lui interdire de vendre de la viande, de la charcuterie, du pain, du fromage, de l’épicerie fine, des fleurs, des produits de beauté ? Nos élus sont-ils adeptes de l’économie dirigée tout d’un coup? Je les croyais partisans de l’économie libérale.

On nous a expliqué qu’il fallait une supérette en centre ville pour que les personnes sans voiture puissent venir se ravitailler dans un commerce de proximité ; soit.
Maintenant on voudrait que les personnes qui ont une voiture puissent venir se stationner au plus près des commerces en centre ville mais ne franchissent plus les frontières de la commune pour aller se ravitailler à l’extérieur ; on imagine même, pourquoi pas pendant qu’on y est, que les habitants des villes alentour viendront faire leurs achats chez nous ! Ainsi on veut transformer en rue passante et en parking ce qui pourrait être une jolie promenade entre la place de la mairie et le quai du Chardonneret. Permettre aux gens de venir en voiture, faire quelques pas pour rentrer dans le magasin, ressortir, remplir leur coffre et repartir : est-ce cela dynamiser un cœur de ville ? Alors que partout, les centres villes créent des zones piétonnières ? À Coye-la-Forêt, on marche, mais sur la tête.

Le projet ne tient pas debout, il ne repose sur aucune analyse concrète. Quand on met en doute sa viabilité à long terme, monsieur le maire n’apporte pas d’arguments probants, de réponses étayées et sérieuses. Simplement, « il a envie d’y croire ». Comme les enfants au père Noël. Bien sûr, les belles histoires que l’on s’invente, on a tous envie d’y croire ; mais il faut quand même savoir que le réel est têtu. S’accrocher au principe de plaisir et refuser le principe de réalité : c’est le propre de la pensée infantile ou de la pensée délirante, ça ne peut pas être le mode de fonctionnement de personnes responsables en charge des affaires publiques et du bien commun.

Bouleverser la vie du village, en défigurer le cœur historique, créer une seule grande école quand on avait la chance d’en avoir deux petites, s’endetter lourdement, tout ça pour risquer de se retrouver dans quelques années avec des locaux désaffectés dont on ne saura que faire ? Je n’ose pas y croire.
Il y a déjà, de part et d’autre de l’agence immobilière du Lys (une des trois agences immobilières que compte notre petite ville), deux anciens locaux commerciaux actuellement vacants. Le Yaerling, café-dépôt de presse derrière la Poste, est à reprendre. Le 48 Grande rue est en cours d’aménagement. La supérette est à construire… Il y a déjà beaucoup à faire sans aller imaginer des plans invraisemblables.

13.07.16 @ 10:40 Répondre à ce commentaire
Commentaire de: geneviève [Visiteur]
****-

Merci pour le CR de la réunion municipale sur le Centre de Ville, je dis Centre, car comme je l’ai déjà dit le “coeur” ne fait pas de commerce. Merci aussi pour les interventions des Coyens présents et du commentaire de Jacqueline, que je partage totalement. Malheureusement, je n’ai pas pu y participer, et je suis contente de voir que d’autres ont posé les bonnes questions et fait les bonnes remarques… Un seul ajout : ça y est, je comprends à quoi vont servir les jardins occupés actuellement par certains habitants des HLM, et qui devinent déjà qu’ils ne pourront pas les garder, même pour 1 euro symbolique : ce terrain va servir de monnaie d’échange : “nous ferions un échange de terrain avec Oise Habitat en leur proposant un autre terrain pour des logements sociaux” dit le Maire, mais bien sûr, cela me semble maintenant évident… et puis, il vaut mieux regrouper les logements sociaux, n’est-ce-pas, plutôt que d’en envisager au “coeur” de ville ! je trouve tout cela bien triste !

15.07.16 @ 23:17 Répondre à ce commentaire


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